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October 05 Nous voici en octobre !
Eh bien mes ami(es), nous voilà en octobre! Dans quelques semaines, je serais en congé et j' espère bien en profiter un max (Euh, pardon Max, c' est pas la même chose). Hihihihi ! Sur un autre site que celui ci, j' ai fait la connaissance d' un homme et comme je l' apprécie beaucoup, j' ai donc décidé d' écrire une histoire, un épisode de son enfance totalement imaginaire. Et sans le vouloir et sans le savoir puisque, je lui ai fait la surprise, cela c' est bien produit dans sa jeunesse ! LOL C' est trop délirant. Bon la fin, ne s' est pas terminée de la même façon, mais être tombée comme ça par hasard sur un de ses moments de sa vie, me demande, si je ne suis pas voyante moi !!! C' est un peu long à lire, bon courage !! Dany, l’explorateur Vacances d’été dans la maison à côté de chez ses grands-parents, Dany, petit garçon de huit ans, aux yeux marrons, cheveux noirs et à la frimousse joufflue, aime courir la campagne. Mais depuis quelques jours, sitôt avait-il fini de manger, qu’il filait à toute allure dans les prairies. Sa maman quelque peu inquiète demanda à son fils Norbert de le suivre. Car le soir, Dany rentrait plus sale que la veille. - T’inquiètes pas man, je sais où il va et j’vais aller le rejoindre, déclara le fiston, tout en relaçant un lacet défait. - Il faudrait mieux, répondit sa mère, je ne sais pas ce que fabrique ton frère, mais à ce train là, va falloir que je fasse deux lessives par jour… Le gamin eut un petit sourire en coin, il savait bien ce que faisait Dany puisque c’était lui, Norbert, l’instigateur de tout cela, mais lui était plus malin, il passait à la rivière avant de rentrer. Celui-ci paré de ses godillots, d’un short trop long et d’un vieux pull, partit donc par l’arrière de la maison qui donnait directement accès aux pâtures et aux champs voisins. Sa mère le suivit des yeux un instant, haussant les épaules, elle finit par retourner à la cuisine pour débarrasser la table, faire la vaisselle et s’occuper de la petite dernière. C’était encore une très belle femme mince et élancée aux cheveux noirs, malgré les quatre enfants qu’elle avait eu. Il y avait Jean-Pierre, quinze ans, l’ainé, ensuite Norbert, puis Daniel que l’on surnommait Dany et pour finir, Françoise ou Jacqueline la petite dernière de quatre ans. Mais parlons un peu de Norbert ! Garçon de douze ans, cheveux châtains et un petit air de filou. Il y a quelques jours, celui-ci avait découvert une vieille bâtisse pratiquement en ruine au milieu d’un sous-bois. Cela lui donna l’idée de jouer un tour à son plus jeune frère. Il cria donc après Dany qui jouait à lancer des petits cailloux dans une rivière, non loin de là. Le gamin accourut et resta en extase devant cette demeure. Il y avait bien une douzaine de fenêtres à cette maison à deux étages et la porte d’entrée trônait au milieu de tout cela. - Waouh ! Elle est vachement grande cette maison, lança Dany. - Ouais, t’as vu ça et tu sais ce qu’on raconte sur elle, lâcha Norbert, et bien qu’elle cache un trésor. Personne ne l’a encore trouvé. - Ah oui, c’est vrai ? Demanda le plus jeune enfant, interloqué. - Eh ouais, répondit le plus grand. - Ça t’amuserait de le chercher, continua-t-il. - Oh que oui, maman serait si fier de nous, s’exclama Dany. Mais personne n’a cherché après le trésor ? - Si mais les gens n’ont rien trouvé, mais nous on est petit, on peut aller dans des endroits ou les grands ne passent pas. Et puis ça fait si longtemps que plus personne n’y pense à cette maison, enchaîna Norbert. - C’est vrai, regardes, elle est presque recouverte par les branches des arbres autour. Tu crois qu’on arrivera à entrer à l’intérieur ? interrogea Dany. - Écoutes, demain on prendra en cachette du matériel dans l’établi à de grand-père et on déblayera tout ça, mais surtout rien dire à maman, on lui fera la surprise et puis si on trouve rien, au moins, on se sera bien amusé quand même, Non ? Questionna le plus grand. - Oui, t’as raison Nono, mais on pourra faire ça que l’après midi, puisque du matin, maman nous fait faire des devoirs, déclara le petit. - Ben pour une fois, on fera un effort pour s’appliquer et ne pas ronchonner comme tu le fais Dan, comme ça, maman nous laissera tranquille, répondit le grand. - Ouais d’accord, ça marche comme ça, officialisa le gamin tout en serrant la main de son frère pour sceller le pacte. Sur ce, ils commencèrent par explorer les lieux pour repérer un endroit où s’introduire. La porte d’entrée, malgré les années, restait indubitablement fermée. Il y avait bien des carreaux cassés mais comme ils n’étaient pas encore assez grands, ils se seraient blessés en voulant passer par là. Ils contournèrent la demeure et arrivèrent sur une terrasse vermoulue où il traînait encore un salon de jardin en fer forgé, qui selon l’allure, avait du être blanc dans le passé. Les gamins décidèrent d’en faire leur quartier général. Cherchant toujours le moyen de pénétrer à l’intérieur, la porte de derrière donnant sur la cuisine étant elle aussi fermée, ils finirent par découvrir une petite porte en bois pas très grande qui devait mener à la cave. Celle-ci céda au bout d’un petit moment, récompensant ainsi, les efforts des gamins. Trois marches de pierre donnaient accès effectivement au sous-sol, mais il y faisait trop sombre. Les gosses convinrent d’attendre le lendemain pour explorer l’intérieur. Le soir après le souper, une fois dans leur chambre, ils firent une liste du matériel à emprunter dans l’atelier du grand-père. Une fois dans son lit, Norbert rigola tout seul, il avait tout inventé sauf la vieille maison, mais il voulait voir jusqu’où irait Daniel, pour faire plaisir à sa maman. Le lendemain matin, quand ils eurent fini leur devoir dans le plus grand calme et au grand étonnement de Jeanne, leur maman, ils préparèrent dans un sac, l’outillage dont ils avaient besoin. Puis après dîner, profitant que leur mère soit occupée avec la petite Françoise, ils embarquèrent la musette qu’ils devaient porter à deux car les outils étaient lourds et filèrent en douce. Arrivés sur place, ils sortirent une lampe à grosse pile plate et entrèrent dans la cave qui sentait le renfermer et le moisi. Ce n’était pas grand et le plafond pas haut, dans un coin, il y avait un reste de charbon et à côté un monticule de morceaux de bois. Ils finirent par trouver un escalier en bois agrémenté d’une rambarde en fer qui menait à la maison. D’un pied, ils testèrent la solidité du vieux bois et grimpèrent jusqu’à la porte qui était verrouillée. Nono sortit de sa sacoche un pied-de-biche et fit sauter la serrure. Doucement, il poussa la porte, ne sachant pas trop ce qu’il allait découvrir. Prudemment, ils s’introduisirent à l’intérieur. La cave donnait directement dans la cuisine spacieuse. Au milieu de la pièce, il y avait une grande table de ferme avec deux grands bancs de chaque côté et sur leur droite en sortant de la cave, il y avait une immense gazinière à charbon. De l’autre côté de la pièce se tenait un imposant buffet. Les enfants éteignirent leur lampe, le jour filtrait malgré tout à travers les vitres brisées par les branchages. Juste en face d’eux, une autre porte ouverte cette fois, leur donnait accès à un petit couloir. Ils la passèrent et se retrouvèrent dans la salle-à-manger, tout aussi grande que la cuisine et tout aussi équipée. Tous les meubles y étaient encore en place. Cette fois, il y avait deux autres portes, une, toujours en face de là où ils se tenaient, donnait sur un petit salon et la seconde à l’autre bout de la pièce accédait au couloir de l’entrée. - T’as vu ça Nono, comme c’est grand, s’exclama Dan ! - Ouais, j’ai vu, aller viens, on continue, répondit son frère. Ils traversèrent la salle-à-manger et entrèrent dans le salon. Lui aussi avait encore tous ses meubles. Deux canapés « Louis-Philippe » séparés par une table basse du même style, se faisaient face à côté d’une grande cheminée. Dans un coin près d’une fenêtre, se tenait un petit guéridon sur lequel était posé un échiquier tout poussiéreux et entre les deux portes du fond, il y avait une grande vitrine remplie de bibelots de toute sorte. Les deux embrasures donnaient l’une, l’accès toujours au corridor et l’autre s’ouvrit sur un salon de musique cette fois. Dans le fond de la pièce un piano à queue attendait qu’on arrive pour tapoter sur ses touches, ce que firent les enfants, juste avant, une chaise vide espérait que quelqu’un vienne si asseoir pour jouer de la harpe installée devant elle. Et une pauvre flûte abandonnée sur un siège, espérait qu’on lui joue quelques notes. En face de tout cela, était disposé des chaises comme pour un concert. - Ola, elle n’en finit plus cette maison, s’écria Dany ! - Oui, tu l’as dit, on n’a pas encore trouvé les escaliers qui donnent à l’étage. - Ah oui, c’est vrai, réalisa le plus petit des gamins. C’est peut être dans le hall d’entrée, en désignant une porte y donnant l’issue. Effectivement, ils se retrouvèrent dans le vestibule et découvrir enfin sur leur gauche, un escalier de bois et juste à côté encore une porte. Ils l’ouvrirent, ce n’était que les toilettes avec un petit lavabo. - Ben, c’était des riches ceux qui habitaient là, pour avoir des toilettes en bas, déclara Norbert. Puis, ils s’attaquèrent aux marches qu’ils testèrent à nouveau, une par une. Arrivés à l’étage, ils aperçurent un long couloir comme celui du bas. Là encore, il y avait beaucoup de pièces, mais l’heure avançait et nos deux garnements devaient rentrer pour le goûter. Ils redescendirent donc et regardèrent s’il y avait possibilité d’ouvrir la porte d’entrée. Par chance à côté de celle-ci, il y avait accroché sur le mur, une clef. Ils l’essayèrent et en forçant un peu, réussirent à la faire fonctionner. Ils sortirent donc par là et refermèrent derrière eux. Avant de partir ils retournèrent à l’arrière de la maison, refermant là aussi la porte de la cave et nettoyant le salon de jardin avec des chiffons pris dans l’atelier du grand-père. Seize heures sonna au clocher de l’église de leur village, ils s’empressèrent donc de repartir. Ils cachèrent la sacoche dans un coin de l’établi, pour ne pas à refaire la même chose le lendemain. Puis rentrèrent se débarbouiller un peu, avant d’aller manger un petit encas. Le lendemain, ils recommencèrent l’exploration. A l’étage, ils avaient trouvé plusieurs chambres avec leur propre salle de bain. Tout le mobilier y était encore, c’était hallucinant pour les gamins. - Dis-moi, Nono, où peut-on cacher un trésor dans une maison ? S’enquit le petit Daniel. - Ben, ça dépend de la taille du trésor, répondit Norbert comme il avait inventé cette histoire, il était un peu décontenancé. Il se grattait la tête pour réfléchir. - Je ne sais pas si c’est un gros trésor, finit-il par dire. Cherchons, nous verrons bien ce que nous découvriront. Comme de vrais petits explorateurs, ils se mirent à sonder le sol, les murs pour voir s’il n’y aurait pas de zones creuses. Ils bougeaient les meublent pas trop lourd pour eux, ils fouillaient partout là où ils pouvaient accéder. Même Norbert, c’était pris au jeu d’un trésor caché. Ils trouvèrent bien quelques bijoux dans les commodes du haut mais ça ne ressemblait en rien à un trésor. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’ils exploraient les lieux, Dany cherchait toujours d’arrache-pied, mais Norbert commençait à se lasser un peu. D’ailleurs, ils ne prenaient plus la peine de faire l’aller-retour avec la sacoche, ils la planquaient dans un coin, jusqu’au lendemain. - Suis fatigué, déclara Nono. Mais il n’obtint pas de réponse, il se retourna et ne vit pas son frère. - Dany, t’es où ? Cria-t-il. Mais toujours rien, il arrêta ce qu’il faisait et parti à la recherche de son petit frère tout en l’appelant. Il finit par entendre un son étouffé lui disant. - En bas, j’suis en bas. Norbert descendit les escaliers, quatre à quatre et courant dans toutes les pièces. - Mais bon sang, t’es où ? S’inquiéta Norbert. - Ici, dans la salle-à-manger, près de la porte de la cuisine, lâcha Dany essoufflé. - Sors de là, cria Le plus grand des gamins, en voyant son frère à demi engouffré dans un trou. - Peux pas, suis coincé, pleurnicha le petit. - Comment t’as fait ton compte et pourquoi t’es allé là ? Demanda le grand qui commençait à s’affoler. - Te dirais quand je serais sorti, répondit Dany. Norbert tira sur les pieds de son frère pour l’extraire de la cavité, mais rien n’y faisait. - Je n’y arrive pas, maugréa le grand, j’vais être obligé d’aller chercher papa. - On va se faire disputer, larmoya le pauvre gosse. - Vaut mieux se faire engueuler que d’avoir des problèmes ici, rétorqua Nono, de toute façon, c’est de ma faute, j’n’aurais pas du t’entrainer la dedans. Ça va aller, le temps que je cours chercher de l’aide ? - Oui t’inquiètes pas, j’ai de la lumière et j’arrive à respirer normalement, tranquillisa le petit bonhomme qui se voulait courageux. Norbert prit ses jambes à son cou et partit quérir des secours. Pendant ce temps là, Pierre sirotait tranquillement un verre d’anisade, quand il entendit soudain qu’on l’appelait. - Papa, papa, vient vite, Daniel est coincé dans un trou, hurlait le gamin paniqué. - Comment ça, s’écria le père. - Oui viens, on a trouvé, une maison en ruine et on s’amusait à l’explorer et Dan est entré dans un trou, s’essouffla Norbert. - Bon aller, montres moi, perdons pas de temps, Jean-Pierre vient donner un coup de main, mais dis rien à ta mère, je ne veux pas qu’elle se fasse du mouron, enchaîna Pierre. Tous partirent en courant dans la direction que leur montrait Norbert. Ne pouvant pas bouger, Dany se remémora ce qui s’était passé. Cet après midi, il avait eu un flash. Cela lui avait semblé bizarre qu’il y ait un couloir entre la cuisine et la salle-à-manger. Du coup, il était redescendu et inspecta les lieux. Il était sorti dehors et avait compté les fenêtres, puis il rentra et il constata qu’il en manquait une quand il les comptabilisait de l’intérieur. Il refit le tour de la cuisine et de la salle-à-manger pour voir s’il n’aurait pas loupé une porte, mais non, il ne vit rien. Il sonda alors à nouveau le mur qui menait à la cuisine, là ça sonna enfin creux. Pourtant aucune porte apparente. De ses petites mains, il essaya de voir si sous la tapisserie, il n’y aurait pas un chambranle qui se dessinerait mais là non plus, il fit chou blanc. Puis, il aperçu un trou de souris en bas de la cloison, il y regarda avec sa petite lampe, il y avait bien une pièce. Il alla récupérer le pied-de-biche dans la musette sans rien dire à son frère et commença agrandir l’ouverture. Quand il trouva le trou assez grand pour lui, il essaya de pénétrer dans la pièce secrète, mais il se retrouva coincer à la moitié de son corps et lorsqu’il voulu en ressortir, il n’y arriva plus. C’est à ce moment là que Norbert cria après lui et qu’il le trouva dans une position bien peu confortable. L’endroit n’était pas trop sombre malgré les tentures tirées mais à moitié en lambeau. En fait, c’était un bureau, seule chose qui manquait à cette demeure et la porte qui donnait sur la salle-à-manger, était condamnée parce que l’on ne la voyait pas de l’extérieur. Presqu’au milieu de la pièce, se tenait un immense bureau style « Louis XVI », dessus était posé un vieux téléphone qui ressemblait à deux cloches calées sur un support avec un cadran en bas, de l’autre côté, il y avait une lampe « Circa » qui, si on enlevait la poussière, aurait très belle allure. Cela ne ressemblait à rien à un trésor. Dany fut un peu déçu mais satisfait tout de même d’avoir trouvé une pièce secrète. Il fût rassuré aussi de ne pas découvrir de cadavre ou de squelette. Il avait déjà entendu parler de personnes qu’on retrouvait morte parce qu’elle vivait seule et dont personne ne s’occupait. Soudain, il entendit des voix, c’était enfin Norbert qui revenait avec son père et sûrement quelqu’un d’autre, il entendait parler une troisième personne. Il finit par reconnaître son autre frère Jean-Pierre. - Daniel, Daniel, comment ça va garçon ? S’inquiéta Pierre. - Ça va papa, je t’assure, faut juste me décoincer, répondit l’enfant. - Bouges pas, on va t’aider, mais qu’est ce que vous êtes venu faire ici, demanda le patriarche. Ramassant au passage le pied-de-biche pour faire sauté un morceau de cloison. - On est à la recherche d’un trésor, déclara Dany, c’est Nono qui m’en a parlé. Le père lança un regard foudroyant à Norbert tout en continuant de démolir le mur. Enfin, le gamin se sentit libre de ses mouvements, mais au lieu de sortir, il entra dans le bureau au grand effarement de Pierre. - Mais sors de là, s’écria le papa ! - Attends regardes, ce que j’ai trouvé, il y a un bureau caché ici, insista le bambin. Son père se mit à genou et regarda par le trou béant et effectivement vit une pièce. - Regardes la vraie porte est là. - Et alors, répondit son père, en quoi ça t’avance ? - Ben ça compense le fait que je n’ai pas trouvé de trésor, marmonna Daniel. - Oui tu as raison fiston, pardonnes moi, mais j’ai eu très peur tu sais, renchérit Pierre. Vas voir si tu sais ouvrir la porte. Daniel s’empressa d’y aller, il tourna la poignée et tira plusieurs fois de toutes ses forces, la porte s’ouvrit enfin, arrachant la vieille tapisserie qui y était collée. De son côté, Pierre alla à l’endroit où une ouverture venait d’être créée. Mais il devait d’abord déplacer un vaisselier qui était devant. Ce qu’il fit avec l’aide de ses deux autres enfants. Ils entrèrent dans ce lieu qui ressemblait à un sanctuaire. A côté du bureau mais contre le mur, il y avait une petit secrétaire avec une chaise devant. - Il devait y avoir deux personnes qui occupaient ce bureau, dit Pierre. - Oui, tu as raison, regardes, là il y a une photo, justement de la pièce avec des personnes assises aux bureaux, enchaîna Dany et montrant du doigt, un cadre sur le secrétaire. Le père la saisit et examina la photographie qui remontait à moins aux années 1900. Il y avait une jolie dame blonde devant le secrétaire et un bel homme brun assit au bureau. Tous deux avaient une trentaine d’années tout au plus. Cela rappela à Pierre une histoire que lui racontait son grand-père, un couple de russes c’était installé ici, il y a fort longtemps, mais après la tragique mort de sa femme, l’homme avait déménagé au bout de deux ans, ne supportant plus l’endroit qui lui rappelait trop son épouse. Personne ne sut ce qu’il était devenu. Pierre raconta aussi que le couple était en fait un couple d’écrivains et qu’après ça, l’homme n’écrivit plus. Peut être pour cela que le bureau fut condamné, finit-il par dire à ses enfants. Dany, toujours obnubilé par le trésor, ouvrit précautionneusement le secrétaire, il fût ébloui par ce qu’il y trouva, il y avait un joli diadème rempli de pierres précieuses de toutes les couleurs. - Le voilà enfin, mon beau trésor, s’extasia-t-il devant la splendeur de ce bijou. - Il ne faut pas y toucher Dan, cela ne nous appartient pas, réprimanda le père. - Mais papa, maintenant qu’on a tout ouvert, on risque de le voler, il faut le porter à la gendarmerie, puisque je ne peux l’offrir à maman, dit le petit Daniel, d’un air dépité. - Oui, encore une fois, tu as raison, p’tit bonhomme, acquiesça le papa. On va l’envelopper et le conduire aux autorités, mais avant, faut prévenir votre mère, elle doit se demander où nous sommes passés et s’inquiéter. Avant de quitter, les lieux, ils remirent tout en place sauf la tiare et la photo qu’ils emballèrent avec soin. Revenus chez eux, ils expliquèrent ce qu’il était arrivé, Jeanne poussa un cri d’effroi quand elle sut que Dany était resté coincé dans le trou et l’examina sous toutes les coutures ! - J’ai rien man, grimaça Daniel, faut que j’aille avec papa, pour raconter aux gendarmes ce qui s’est passé. - Mais Nono, peut le faire à ta place, s’interposa la mère. - Laisse le faire Jeanne, c’est pour toi qu’il a cherché ce trésor, intervint Pierre. Elle sourit à l’enfant et lui caressa le visage. - Bon, c’est d’accord, mais j’espère que ça ne va pas durer longtemps et que vous n’aurez pas d’ennuis avec tout ça, admit la jeune maman. Ils partirent donc à la gendarmerie et expliquèrent leur cas. Ils ne se firent pas trop enguirlander, vu que c’était des gosses. Dany, demanda au brigadier, de leur donner des nouvelles, s’il retrouvait le ou les propriétaires du diadème. Le gradé lui promit qu’il le ferait. La fin des vacances approchait et Daniel n’avait toujours pas eu de nouvelles pour le bijou. Tous les jours, il attendait la venue du gendarme, mais rien ne survenait. Deux jours avant leur départ pour retrouver leur vie de tous les jours, une lettre arriva au nom de Dany. Il était étonné, en plus elle venait d’un pays étranger, la Russie lui dit sa maman. Il pensa à l’homme de la photo, mais il devait être mort depuis tout ce temps. Il ouvrit la missive avec un peu d’inquiétude puis, il lit doucement. Cher Dany Pardonnes moi mon français assez rudimentaire, je le tiens de mon aïeul qui vécut en France. Permets-moi aussi de t’appeler Dany, mais tu es mon grand sauveur du haut de tes huit ans. Grâce à toi, j’ai pu acquérir l’héritage de mon grand-père, il va beaucoup m’aider, pour soigner ma fille gravement malade, qui a à peut près ton âge. Elle doit subir une intervention chirurgicale assez lourde et l’argent manquait. J’ai pu vendre la tiare de mon aïeule et je vais bientôt mettre en vente la maison qui est en France. J’ai la chance d’avoir un grand-père qui s’est remarié malgré la perte de sa première femme, mais jamais, il n’a voulu nous emmener en France, ni nous donner l’adresse. J’apprécie ton honnêteté car, au fond, tu aurais pu garder la couronne. Pour te remercier de ton geste, j’ai glissé dans l’enveloppe deux billets de 100 Fr, j’espère qu’ils pourront aider ta famille comme tu as aidé la mienne. Lorsque ma fille Anouchka sera guérit, nous passerons vous voir, ta famille et toi pour vous remercier de vive voix. Les autorités françaises ont bien voulu me donner vos coordonnées. En attendant, je vous souhaite une bonne santé, une longue vie et j’espère à très bientôt. Merci pour tout Dany ! Affectueusement, Lazar Vassiliev Lorsque Daniel eut fini de lire, la lettre, il versa une larme. - Qui a-t-il mon petit cœur ? S’enquit la maman inquiète. - Ce n’est rien, maman, lis la, tu comprendras. Quand elle eut, elle aussi, fini de lire le message, elle pleura à son tour, puis elle prit Dany dans ses bras et le serra très fort. - T’es un petit ange, Daniel, s’émue sa mère. Norbert qui assista à la scène, grommela. - En attendant, c’est grâce à moi tout ça ! C’est toujours les mêmes qui récoltent les lauriers. Puis il alla bouder dans son coin. Fin
Canonne Pascale Le 05/10/2008 |
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